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La vente Artcurial hors Salon Rétromobile 2026
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La vente parisienne d’Artcurial s'est déroulée à l’hôtel The Peninsula, situé dans le 16e arrondissement de la capitale, le 27 janvier 2026, avec Bugatti de Grand Prix, F1 personnelles de Jean Alesi, Mercedes 300 SL sorties de grange, Renault 5 Turbo... .

Elle a organisé une vente aux enchères intitulée « Automobile Legends » la veille de l’ouverture de Rétromobile au public. La vente a totalisé 15 millions d'euros contre 24,6 millions l'année précédente.​​​

La vente d’Artcurial a fait la part belle aux sportives, notamment aux voitures de course, jusqu’à des F1. Deux monoplaces issues de la collection personnelle de Jean Alesi étaient proposées à la vente. La première, une Ferrari F92A qui lui fut offerte à la fin de la saison 1992, était estimée entre 3 et 5 millions d'euros et a trouvé preneur pour 2 912 800 €. Le seconde, la Tyrrell-Ford 018 avec laquelle il fit ses débuts dans la discipline en 1989 s'est quant à elle vendue 834 400 €. Une McLaren-Mercedes MP4-17D/02 ex-Coulthard de 2002 est quant à elle restée invendue.

Autres voitures de Grands Prix, bien plus anciennes celles-là, une Bugatti Type 51 de 1931 et une Talbot-Lago 4.5 de 1939, toutes deux ex-usine, étaient aussi à vendre mais n'ont pas trouvé preneur. Le catalogue comptait également des machines de course moins connues mais tout aussi remarquables. Parmi elles, les Lancia LC2/83 d’endurance de 1983, Venturi 600 S-LM d’usine engagée aux 24 Heures du Mans 1993 ou encore une Lotus Eleven ex-Graham Hill de 1956. Tout ce beau monde a malheureusement échoué à l'épreuve du marteau faute d'adjudications suffisamment élévées  !

Côté sportives de route aussi, la sélection était particulièrement relevée avec des modèles très exclusifs en excellent état. La Bizzarrini 5300 GT de 1965, estimée entre 1,3 et 2 millions d'euros n'a pas changé de main à l'occasion de la vente. La Lamborghini Miura P400 de 1967 a été adjugée 1 402 081 €, la Porsche Carrera GT de 2006 ayant quant à elle quitté le garage de son propriétaire contre une enchère 1 647 800 €.

Parmi les pépites figurent une Mercedes 300 SL à portes papillon sortie de grange en 2014 après onze années d’immobilité et conservée en l’état depuis. Livrée neuve à l’athlète et entrepreneur français Claude Foussier en 1956, elle présente les mêmes options que les rarissimes 300 SL à carrosserie en alliage (moteur NSL, jantes Rudge…) et n’affiche que 34 000 km. Elle est entièrement d’origine. Son deuxième propriétaire la conserva pendant plus de cinquante ans, et son actuel détenteur réside à la même adresse parisienne que le premier par pur hasard. Cette voiture estimée entre 2 et 5 millions d’euros a finalement été adjugée 4 407 800 €.

Le catalogue présentait aussi quelques voitures de collection françaises moins inaccessibles.  Parmi elles, une Citroën CX 25 GTI Turbo 2 de deuxième main datant de 1987 s'est vendue au prix de 30 992 €. L'une des deux Alpine A610 de la série spéciale Albertville fabriquées en 1992 pour les Jeux olympiques d’hiver a dépassé son estimation comprise entre 60 000 et 80 000 € pour changer de main contre 97 744 €. Plus chère que prévue, une rarissime Renault 4 Pein Air de 1968 totalisant moins de 10 000 km a établi un nouveau record du monde pour une 4L avec une adjudication à 95 360 €.

La liste comptait également quelques véhicules insolites, tels deux tracteurs Lamborghini des années 1950-1960 aux couleurs de Gulf, estimés entre 30 000 et 50 000 € pièce, demeurés invendus. Estimée entre 4 000 et 6 000 €, la voiturette René Bonnet de 1962 a été cédée pour 7 944 € tandis qu'un collectionneur a déboursé 11 254 € pour s'offrir une maquette au 1/5e du prototype Fiat Turbina de 1954, évaluée entre 10 000 et 20 000 €. Dans un autre genre, deux V10 Peugeot de F1 de 1995 et 1999 ont respectivement été vendus 25 156  et 9 268 €. Un étau Bugatti de première série a enfin pris la route d'un nouvel atelier après avoir été adjugé 15 888 €.



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